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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 18 Nov 2010 14:40 
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« Je hais encore Rousseau dans la Révolution : elle est l'expression historique de cette double nature d'idéaliste et de canaille. La farce sanglante à laquelle donna lieu cette Révolution, son « immoralité » m'importe peu : ce que je hais c'est sa moralité rousseauiste - les soi-disant « vérités » de la Révolution, par lesquelles elle continue d'exercer ses effets et convainc à son profit tout ce qui est plat et médiocre. La doctrine de l'égalité !... Mais il n'y a pas de poison plus empoisonné : car elle semble prêchée par la justice elle-même alors qu'elle est la fin de la justice... « Au égaux l'égal, aux inégaux l'inégal - voilà ce qui serait le véritable discours de la justice : et ce qui s'ensuit, ne jamais rendre égal ce qui est inégal » - Que cette doctrine de l'égalité ait été entourée de tant d'horreur et de sang a conféré à cette « idée moderne » par excellence une espèce de gloire et de flamboiement si bien que la Révolution comme spectacle a séduit jusqu'aux esprits les plus nobles. Ce n'est en fin de compte pas une raison pour la respecter davantage. »

Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des Idoles ou Comment Philosopher en Maniant le Marteau, 1888, traduction de Patrick Wotling.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 18 Nov 2010 22:16 
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«Cependant le blocus continuait toujours, et la cherté des grains augmentait la disette. Porsenna se flattait de prendre la ville sans quitter ses positions, lorsque Gaius Mucius, jeune patricien, indigné de voir que le peuple romain, alors qu'il était esclave et sous des rois, n'avait jamais été, dans aucune guerre, assiégé par aucun ennemi, tandis qu'à présent qu'il était libre, il était bloqué par ces mêmes Étrusques dont il avait si souvent mis les armées en déroute, entreprit de venger, par une action grande et audacieuse, la honte de ses concitoyens. D'abord il voulait, de son propre mouvement, pénétrer dans le camp des ennemis; mais, craignant que, s'il sortait sans l'ordre des consuls et sans que personne en eût connaissance, il ne fût arrêté par les sentinelles romaines et ramené dans la ville comme un transfuge, accusation que le sort de Rome ne rendait que trop vraisemblable, il se rendit au sénat, et là : "Pères conscrits, dit-il, je veux traverser le Tibre et entrer, si je le puis, dans le camp des ennemis, non pour y faire du butin et tirer vengeance de leurs pillages; j'ai, si les dieux me secondent, un plus noble dessein."

Autorisé par le sénat, il cache un poignard sous ses vêtements, et part. Dès qu'il est arrivé, il se jette dans le plus épais de la foule qui se tenait près du tribunal de Porsenna. On distribuait alors la solde aux troupes; un secrétaire était assis près du roi, vêtu à peu près de la même manière, et, comme il expédiait beaucoup d'affaires, que c'était à lui que les soldats s'adressaient, Mucius, craignant que s'il demandait qui des deux était Porsenna, il ne se fît découvrir en laissant voir son ignorance, s'abandonna au caprice de la fortune, et tua le secrétaire au lieu du prince. Il se retirait au milieu de la foule effrayée, s'ouvrant un chemin avec son fer ensanglanté, lorsque, au cri qui s'éleva au moment du meurtre, les gardes du roi accoururent, le saisirent, et le menèrent devant le tribunal. Là, sans défense et au milieu des plus terribles menaces du destin, bien loin d'être intimidé, il était encore un objet de terreur. "Je suis un citoyen romain, dit-il; on m'appelle Gaius Mucius. Ennemi, j'ai voulu tuer un ennemi, et je ne suis pas moins prêt à recevoir la mort que je ne l'étais à la donner. Agir et souffrir en homme de cœur est le propre d'un Romain. Et je ne suis pas le seul que ces sentiments animent. Beaucoup d'autres, après moi, aspirent au même honneur. Apprête-toi donc, si tu crois devoir le faire, à combattre pour ta vie à chaque heure du jour. Tu rencontreras un poignard et un ennemi jusque sous le vestibule de ton palais. Cette guerre, c'est la jeunesse de Rome, c'est nous qui te la déclarons. Tu n'as à craindre aucun combat, aucune bataille. Tout se passera de toi à chacun de nous."

Alors le roi, tout à la fois enflammé de colère et épouvanté du danger qu'il court, ordonne que Mucius soit environné de flammes, et le menace de l'y faire périr s'il ne se hâte de lui découvrir le complot mystérieux dont il cherche à l'effrayer. "Vois, lui répliqua Mucius, vois combien le corps est peu de chose pour ceux qui n'ont en vue que la gloire." Et en même temps il pose sa main sur un brasier allumé pour le sacrifice, et la laisse brûler comme s'il eût été insensible à la douleur. Étonné de ce prodige de courage, le roi s'élance de son trône, et, ordonnant qu'on éloigne Mucius de l'autel : "Pars, lui dit-il, toi qui ne crains pas de te montrer encore plus ton ennemi que le mien. J'applaudirais à ton courage s'il était destiné à servir ma patrie. Va, je n'userai point des droits que me donne la guerre : je te renvoie libre, ta personne est désormais inviolable." Alors Mucius, comme pour reconnaître tant de générosité : "Puisque tu sais, dit-il, honorer le courage, tu obtiendras de moi, par tes bienfaits, ce que tu n'as pu obtenir par tes menaces. Nous sommes trois cents, l'élite de la jeunesse romaine, qui avons juré ta mort. Le sort m'a désigné le premier; les autres viendront à leur tour, et tu les verras tous successivement, jusqu'à ce que l'un d'eux ait trouvé l'occasion favorable.»


Tite Live, Histoire romaine, II, 12.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Ven 19 Nov 2010 23:06 
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"Hypertrophier l'Etat serait ruiner la Liberté, mais le maintenir c'est la servir".

Jean Rivero.

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"Chercher à prouver que j'ai raison serait reconnaître que je puis avoir tort".


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 14:26 
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« La plupart des gens acceptent très volontiers que le premier venu ait des droits sur eux. Un inconnu les force à venir au téléphone, les force à répondre à sa lettre, les force à se mettre en colère parce qu’il les insulte, ou à démentir parce qu’il les a calomniés. J’imagine le volé qui ne porterait pas plainte : eh quoi ! suffirait-il donc qu’on me volât pour perdre pied dans ma vie ? »

Henry de Montherlant, Carnets.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 15:29 
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« Les femmes se marient avec ce qu’elles trouvent ! Certes ! Nouvelle floraison de métis ! Quelle comédie ! Quel lupanar ! Ainsi soit-il !
"Ils viennent jusque dans nos bras ! Egorger etc." Ce ne sont pas du tout les "féroces soldats" qui ravagent et détruisent la France mais bien les renforts négroïdes de notre propre armée. Pour être juste, ils n’égorgent rien du tout, ils saillent. Et c’est l’imprévu de la "Marseillaise" ! Rouget n’avait rien compris, la conquête, la vraie de vraie, nous vient d’orient et d’Afrique la conquête intime celle dont on ne parle jamais, celles des lits. Un empire de 100 millions d’habitants dont 70 millions de cafés au lait, sous commandement juif est un empire en train de devenir Haïtien, tout naturellement. »


Louis-Ferdinand Céline, lettre à Je Suis Partout, 1942.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 16:31 
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« Une des mauvaises nouvelles idéologiques que j'apporte, ou que je rappelle, c'est que, statistiquement (il y a bien sûr toutes les exceptions qu'on veut, mais elles ne sont pas pertinentes statistiquement), il n'y a, en caricaturant à peine, de gens cultivés que les enfants de gens cultivés. Ou bien, pour tourner cela différemment : culturellement, à quinze ans, et peut-être même à douze, voire à dix, tout est joué. On peut, adulte, apprendre le piano, le violon ou la danse, on ne peut pas devenir un grand pianiste, un grand violoniste, un grand danseur. On peut, adulte, se cultiver, on ne peut pas devenir vraiment cultivé (sauf cas de génie ou de talent véritablement exceptionnel, sans importance statistique). Après quinze ou vingt ans on peut apprendre à mieux parler, à pratiquer une langue meilleure, jamais on ne parlera vraiment bien si l'on n'a pas été élevé par des personnes qui n'avaient pas elles-mêmes une bonne maîtrise de la langue. [...] L'école ne suffit pas. Elle ne suffisait pas même quand elle remplissait son rôle. L'école peut instruire (ou du moins elle le pouvait), elle ne peut pas éduquer (elle ne l'a jamais pu). L'éducation est une entreprise conjointe de l'école et du milieu d'origine. »

Renaud Camus, Kråkmo – Journal 2009


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 16:36 
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Pas vraiment d'accord avec lui, en l'occurence.

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"La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public"
Le Monde, 09/10/11


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 16:37 
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Tendance politique: Misanthropie aigüe.
Très bonne la dernière citation.

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L'insouciance précède la liberté.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 16:42 
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Max a écrit:
Pas vraiment d'accord avec lui, en l'occurence.


Je comprends très bien, moi, et je lui donne raison.
Disons qu'il met des mots sur ce que l'on ressent de façon diffuse et incomplète avant la lecture, et c'est avant tout ce que j'attends d'un écrivain.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Mer 1 Déc 2010 20:01 
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« Et, dans la nuit, tandis que l’auto rapide nous ramène à Bruxelles, il continue alors de parler, pour moi, pour lui. Je ne vois pas son visage. J’entends seulement sa voix dans l’ombre. Elle apporte avec elle mille évocations saisissantes, un envoûtement extraordinaire. Je ne sais pas ce que sera le Rexisme, je ne sais pas ce que sera Léon Degrelle : tout est possible dans l’univers, même l’échec après la victoire. Mais je sais que je ne pourrai jamais oublier cette promenade dans la nuit, et ces mots magiques qui montaient d’un jeune homme mis en présence de son destin.
Il n’est pas d’animateur, j’en suis sûr, sans une profonde poésie. Lorsqu’il parle aux Italiens, de la terre natale et d’au-delà des mers, Mussolini est un grand poète, de la lignée de ceux de sa race, il évoque la Rome immortelle, les galères sur le Mare Nostrum. Et poète aussi, poète allemand, cet Hitler qui invente des nuits de Walpurgis et des fêtes de mai, qui mêle le romantisme cyclopéen et le romantisme du myosotis, la forêt, le Venusberg, les jeunes filles aux myrtilles, les camarades tombés à Munich. Et poète, le Codreanu des Roumains avec sa légion de l’Archange Michel. J’écoute Léon Degrelle me parler de son enfance, avec ces paroles sans apprêt qui évoquent tantôt Colette et tantôt Péguy, et je sens bien que, lui aussi, il est un grand poète, qui a su capter les voix de sa terre natale. Il n’est pas de grande politique qui ne comporte sa part d’images, il n’y a pas de grande politique qui ne soit visible. »


Robert Brasillach


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 00:50 
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« Pour le clergé catholique, c’est encore beaucoup plus simple c’est même une limpidité... c’est des vrais youtres... De peur de perdre leurs tabernacles, ils sont prêts à n’importe quoi... Ils viennent bénir tout ce qu’on leur montre... Les trous des chiens de chasse... les Temples maçons... les troncs de Pauvres... les mitraillettes... Ils ont pas de préjugés du tout... Ils font jamais la petite bouche du moment que la personne éclaire. Ils vont bénir des ascenseurs... les souris de l’Abbé Jouvence... bien d’autres petites reliquettes... Ils demandent qu’à faire plaisir... Voici la troupe de cabotins la plus servile de l’Univers. »

« Les Juifs, c’est mariole, mon pote, tu seras détruit calamiteux ver de vase Ferdinand ! avant que t’ayes dit ouf !... Ils te feront repasser... pas eux-mêmes !... mais par tes propres frères de race... Je te le prédis ! Ils ont tous les tours dans leur sac !...C’est des fakirs cent pour cent... Ils ont tout l’Orient dans leur fouille... Ils passent... ils promettent... ils jaspinent... ils avalent tout... Ils rendent jamais rien !... Ils s’en vont plus loin, ils partent avec ton auber et ton âme... Tu te retrouves plus !... C’est les juifs errants mon pote, citoyens du monde ! Escrocs de tout ! passe-partout ! Ils te vident les fouilles et la tête, ils te dépouillent, ils te sucent le sang... Et tu vas te racheter par lambeaux ! tu les rinces, les mêmes, encore ! Dans les Beaux-Arts, ils ont tout pris ! tous les primitifs ! les folklores ! sauce juive ! Les critiques, tous juifs, francs-maçons, entonnent en choeur, hurlent au génie ! C’est normal, c’est bien régulier dans un sens : de toutes les Ecoles ils sont maîtres, tyrans, propriétaires absolus, de tous les Beaux-Arts du monde, surtout en France. Tous les professeurs, tous les jurys, les galeries, les expositions sont à présent pleinement youtres C’est pas la peine de réagir... Moi si j’avais ta grande gueule, je jouerais au ballon avec eux... A ta place, je me ferais franc-maçon... C’est le baptême pour un Aryen ! ça te laverait un petit peu... Ça te ferait un petit peu nègre... Ça te ferait moins de péché... Blanchir il faut plus en France... c’est " noircir " qu’il faut... L’avenir est aux nègres ! Nom du cul !...»

« Le crépu c’est le Roi du jour... Il monte... Le blanc descend... C’est lui qui a tous les honneurs !... C’est pour lui qu’on se met dans les frais... Elles raisonnent pas les mignonnes, elles suivent leur instinct, leur ventre... Le Juif il est parfait pour elles, il a l’avenir, il a le pognon... On n’a pas besoin de leur apprendre... Elles sentent ces choses-là de nature... Elles vibrent... Elles reçoivent les ondes... les ondes nègres... C’est le beau môme d’aujourd’hui ! le Juif ! le Juif dans tous les films, légèrement crépu, bas du pot, panard, un peu myope ! Oh ! comme il est distingué !... Surtout à la ville!... Ah! Comme il a l’air raffiné !... avec ses jolies lunettes !... Ah ! c’est pas un fou celui-là, ni un paysan !... »

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 20:20 
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«Les démarches dont nous avons parlé jusqu'à présent cherchaient à faire sortir l'homme de cette cage contraignante à laquelle elles réduisaient la nudité du moi. Dislocation et dépassement se proposaient finalement de découvrir la Voie Nue, libre de toute direction et de toute trace de pas. C'est ainsi que, peu à peu, s'est décomposé cette nudité dont le cadavre grandit sans cesse; l'odeur pestilentielle de sa pourriture nous envahit chaque jour davantage, mais nous avons fini par l'aimer, car elle nous semble appartenir à l'engrais fertilisant des aventures nouvelles. Nous en sommes ainsi venus à faire nôtre ce goût des Yahoos, donc nous parlait Swift, et «their strange Disposition to Nastiness and Dirt». Pour notre propos il est essentiel de retracer les développements d'une telle attitude et d'en examiner les conséquences.

A partir du moment où l'on définit, avec Alan W. Watts, le moi comme une «tension neuro-musculaire» et dès l'instant où l'on veut en finir avec celui-ci, on se trouve naturellement conduit à prôner les relâchements de toute sorte. Si la goutte d'eau n'est faite que des tensions internes qui la constituent, brisons toutes ces tensions et ouvrons-lui la Voie Nue qui la conduira à la Mer où elle guérira de son individualité première. Dès que l'on réduit ainsi les tensions à des contraintes nées d'une culture périmée, on en arrive à dénoncer tous les phénomènes de contraction et de rétention comme des manifestations d'une constipation esclavagiste nous interdisant d'ouvrir notre intériorité à ce que l'on qualifie arbitrairement de «monde extérieur».

Le nouveau mot d'ordre devient finalement: Relâchez vos sphincters. C'est pourquoi Alan W. Watts tient à nous mettre en garde: «Les constipés conçoivent l'homme comme distinct du grand rythme commun de la nature. Ce que le constipé nomme civilisation est la résistance concertée à la spontanéité de la nature. C'est une telle attitude combinée à la puissance économique qui provoque actuellement la crise écologique». Il devient donc essentiel de renoncer à son moi, de ne plus partir à la recherche du social, «l'un des buts principaux de la vie CONSTIPÉE».

Selon de telles considérations il est, par conséquent, clair que la première entreprise de répression dont nous avons tous été les jeunes victimes, est celle qui nous interdit de répandre notre intériorité intestinale ou rénale n'importe où dans le monde extérieur. Il ne faut chercher ailleurs, prétend-on, l'origine des aliénants impératifs catégoriques: Tout commence pas le toilet training (l'apprentissage de la propreté et le contrôle des sphincters), et ça continue jusqu'au service militaire et au delà; la répression est quotidienne et profonde», affirme une jeune femme membre du Living Theatre. Jerry Rubin tient également à bien insister sur ce point: «L'école est la suite naturelle de la régulation des habitudes intestinales des bébés» et «les professeurs savent que s'ils ne gouvernaient pas déjà la régulation de nos intestins, nous ne resterions pas une seconde de plus dans leurs écoles. Quoi, lever le doigt pour demander l'autorisation de chier? Les chiottes sont la seule zone libérée dune école».

Par conséquent on nous donne clairement à entendre que la société a condamné l'homme à une nudité irrémédiable parce qu'elle a d'abord interdit au corps humain de s'ouvrir librement par des orifices naturels grâce auxquels il peut répandre quelque chose de lui-même dans la nature.

Telle est la raison pour laquelle nous assistons aujourd'hui au déferlement organisé d'une scatophilie et d'une scatosophie qui font de la défécation l'exercice libertaire par excellence et voient dans le relâchement des sphincters la première et décisive étape d'une révolution culturelle digne de ce nom. Le pire contresens que l'on pourrait commettre à propos de telles attitudes serait de les ramener à des plaisanteries de potaches utilisant le vocabulaire qui a cours dans la plupart des écoles du monde: en réalité nous sommes ici en face de démarches qui sont sous-tendues par toute une idéologie très élaborée. La déjection est devenue l'élément de base de l'ouverture du moi, de la création et du dépassement de la nudité. Si bien que le caco ergo sum de Sartre se double aujourd'hui d'un libérateur et extatique: Caco ergo jam nullus sum.

C'est pourquoi nous trouverons la première étape de ces comportements scatosophiques dans le refus de toute opposition consacrées à des valeurs bipolaires. [...] »

Je mets la suite plus tard, je m'arrête simplement à la phrase qui montre le rapport avec le relativisme très clairement. Ici, il ne fait que présenter les «revendications» de certains.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 20:35 
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« On nous a habitués à croire que ce que nous chions a une sale odeur »

Jerry Rubin

J'ignorais que les sphincters avaient été le jeu de telles luttes révolutionnaires, je vois que Sartre avait aussi écrit là-dessus. Ça ne m'étonne pas de ce vieil étron à demi-borgne, tiens.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 20:38 
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« J'avais renoncé à me laver depuis plusieurs jours et la puanteur que je dégageais suffisait amplement à me faire adopter comme un des leurs par les manifestants [...] Nous offrions un spectacle nauséabond de saleté misérable, l'incarnation de tout ce que le mode de vie bourgeois comptait de déchets. On pissait, chiait et baisait en public ; on traversait au feu vert. »

Le même. Mon Dieu.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Jeu 2 Déc 2010 21:02 
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Ces citations se trouvent dans la suite du texte de Jean Brun.

Édifiant: c'était ça Mai 68, il faudra un jour m'expliquait ce qu'il y avait de respectable dans ce spectacle abject. Il me rende presque nostalgique des HLPSDNH.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Ven 3 Déc 2010 18:52 
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Parce que sa dépouille a été récupérée quelques fois par des raclures gauchistes, qu'on nie une part considérable de ses réflexions, et qu'on ne le cite que trop rarement :

[align=center]Image[/align]


« ll m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. »

Tristes tropiques, 1955

« Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé, capable seulement de donner le jour à des ouvrages bâtards, à des inventions grossières et puériles, elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus sinon même à leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création. Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes s’amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité. »

Race et culture, 1971.

« Je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme et des attitudes normales, légitimes même, en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d'individus l'effet nécessaire d'un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de la penser au-dessus de toutes les autres et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement. Si comme je l'ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi : elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité. »

Le regard éloigné, 1983.

« La Révolution française a mis en circulation des idées et des valeurs qui ont fasciné l'Europe puis le monde, et qui procurèrent à la France, pendant un demi-siècle, un prestige et un rayonnement exceptionnels. On peut toutefois se demander si les catastrophes qui se sont abattues sur l'Occident n'ont pas aussi là leur origine. On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu'elle est faite d'habitudes, d'usages, et qu'en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l'état d'atomes interchangeables et anonymes. La liberté véritable ne peut avoir qu'un contenu concret: elle est faite d'équilibres entre des petites appartenances, de menues solidarités: ce contre quoi les idées théoriques qu'on proclame rationnelles s'acharnent; quand elles sont parvenues à leurs fins, il ne reste plus qu'à s'entre-détruire. Nous observons aujourd'hui le résultat. »

De près et de loin (conversation avec Didier Eribon), 1988.

« Je me suis retrouvé secrétaire général des étudiants socialistes à 20 ans. Je me sentais engagé, parce que j’avais la naïveté de croire qu’en raisonnant bien on peut fabriquer une société bonne. Pas plus que l’ordre du monde, l’ordre social ne se plie aux exigences de la pensée. »

L’Express, mai 1988

« Oui, je le fuis (tout ce qui a trait à la politique). J’ai beaucoup fait de politique à la SFIO étant jeune. Mais je me suis trompé à double titre. Premièrement avec l’idée qu’il suffisait de bien raisonner et d’avoir les idées claires pour concevoir et réaliser la société idéale. Deuxièmement, j’étais pacifiste en 1938. Quand on s’est trompé à ce point là, il n’y a plus qu’une chose à faire : se taire pour le restant de sa vie. »

Le quotidien de Paris, 2 octobre 1989

« Je n’aime pas les thèmes qui ont une connotation morale. Mais qu’il n’y a que par le passé qu’on peut comprendre le présent. J’aurais essayé de montrer qu’on ne peut rien comprendre ou juger que grâce à la mémoire. »

Le Figaro, 26 juillet 1993

« Nous allons vers une civilisation à l’échelle mondiale. Où probablement apparaîtront des différences – il faut du moins l’espérer. Nous sommes dans un monde auquel je n’appartiens déjà plus. Celui que j’ai connu, celui que j’ai aimé, avait 1,5 milliard d’habitants. Le monde actuel compte 6 milliards d’humains. Ce n’est plus le mien. »

Entretiens, 2005


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 01:45 
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«A plus forte raison sur le plan social, les institutions se désagrègent et la médecine fait figure de cadavre inutilisable et éventé, qui déclare Van Gogh fou.
En face de la lucidité de Van Gogh qui travaille, la psychiatrie n’est plus qu’un réduit de gorilles eux-mêmes obsédés et persécutés qui n’ont, pour pallier les plus épouvantables états de l’angoisse et de la suffocation humaines, qu’une ridicule terminologie,
digne produit de leurs cerveaux tarés,
Pas un psychiatre, en effet, qui ne soit un érotomane notoire.
Et je ne crois pas que la règle de l’érotomanie invétérée des psychiatres puisse souffrir aucune exception.
J’en connais un qui se rebella, il y a quelques années, à l’idée de me voir accuser en bloc tout le groupe de hautes crapules et de faiseurs patentés auquel il appartenait.
Moi, Monsieur Artaud, me dit-il, je ne suis pas un érotomane, et je vous défie bien de me montrer un seul des éléments sur lesquels vous vous basez pour porter votre accusation.
Je n’ai qu’à vous montrer vous-même, Dr L…, comme élément,
vous en portez sur votre gueule le stigmate,
bougre d’ignoble saligaud.
C’est la binette de qui introduit sa proie sexuelle sous la langue et la retourne ensuite en amande, pour faire figue d’une certaine façon.
Cela s’appelle faire son beurre et trier son propre persil.
Si dans le coït vous n’avez pas obtenu de glousser de la glotte d’une certaine façon que vous connaissez, et de gargouiller en même temps du pharynx, de l’œsophage, de l’urètre et de l’anus,
vous ne pouvez pas vous déclarer satisfait.
Et il y a dans votre tressautement organique interne un certain pli que vous avez pris, lequel est le témoin incarné d’un stupre immonde,
et que vous cultivez d’année en année, de plus en plus, parce que socialement parlant, il ne tombe pas sous le coup de la loi,
mais il tombe sous celui d’une autre loi où c’est toute la conscience lésée qui souffre, parce qu’en vous comportant de la sorte, vous l’empêchez de respirer.
»

Antonin Artaud, Le suicidé de la société


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 13:37 
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«Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. »

Guy Debord, La société du spectacle


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 13:40 
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Pas encore lu, mais c'est prévu, ce Debord.
Il parait que c'est prophétique aussi.


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 Sujet du message: Re: Les plus belles citations
MessagePosté: Lun 6 Déc 2010 07:15 
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Messages: 10811
« Ce furent ces opportunistes, dont Paul Claudel deviendra la figure de proue tout en tirant son épingle du jeu avec un culot monumental, et ces candides, coupables de rien ou de si peu de choses, que les Sartre, Simone de Beauvoir, Aragon, Triolet et autres, poussèrent sans hésiter dans les fourgons de la honte.
Sartre, oubliant fort à propos qu’ayant passé toutes les années d’occupation à chercher, sans jamais le trouver, le moyen de faire de la résistance, il s’en était consolé en publiant livres et pièces (L’Être et le Néant, Les Mouches), après accord du lieutenant Heller, chef de la censure allemande - une bonne pâte au demeurant - ou, par exemple, en s’engageant à collaborer à Comœdia qui, chaque semaine, célébrait pieusement la culture d’outre-Rhin.
Simone de Beauvoir, sa compagne, n’ayant pas plus à l’esprit ses émissions - d’ailleurs bénignes - à Radio-Vichy, fin 1943, dont, tout de même, le chef n’était autre que le milicien Philippe Henriot, ce qui, apparemment, ne troubla pas sa conscience.
Aragon et Elsa Triolet, ne se souvenant pas davantage de leurs livres publiés avec l’imprimatur nazi. Et encore moins des avances que leur éditeur Robert Denoël, ouvertement favorable à la collaboration, leur avait consenties durant ces années, pour s’entendre répondre à la Libération alors que, poursuivi, il demandait au couple héroïque un témoignage en sa faveur : "C’est impossible. Vous ne pouvez pas savoir le calvaire que ce fut pour nous d’être publiés, à côté des Beaux Draps de Céline et des Décombres de Rebatet... »

* Professionnel de la sainteté, Paul Claudel, après avoir rebaptisé son Ode au Maréchal (Pétain) l’Ode au Général (de Gaulle), témoignera à charge, au procès de Charles Maurras.

Christian Millau, Au galop des Hussards, 1999.

_____

« Oh ! je ne veux aucun mal au petit J.-B. S. [Jean-Baptiste Sartre, confusion volontaire de Céline avec le nom de son père] ! Son sort où il est placé est bien assez cruel ! Puisqu'il s'agit d'un devoir, je lui aurais donné volontiers sept sur vingt et n'en parlerais plus... Mais page 462, la petite fiente, il m'interloque ! Ah ! le damné pourri croupion ! Qu'ose-t-il écrire ?
"Si Céline a pu soutenir les thèses socialistes des nazis c'est qu'il était payé." Textuel. Holà ! voici donc ce qu'écrivait ce petit bousier pendant que j'étais en prison en plein péril qu'on me pende. Satanée petite saloperie gavée de merde, tu me sors de de l'entre-fesse pour me salir au dehors ! Anus Caïn pfoui. Que cherches-tu ? Qu'on m'assassine ! C'est l'évidence ! Ici ! Que je t'écrabouille ! Oui !... Je le vois en photo, ces gros yeux... ce crochet... cette ventouse baveuse... c'est un cestode ! Que n'inventerait-il, le monstre, pour qu'on m'assassine ! A peine sorti de mon caca, le voici qui me dénonce ! [...]
Ténia bien sûr, ténia d'homme, situé où vous savez... et philosophe !... c'est bien des choses... Il a délivré, paraît-il, Paris à bicyclette. »

L.F. Céline, A l'Agité du Bocal


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