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 Sujet du message: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Dim 4 Avr 2010 14:12 
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Sur mon forum de Football je fais plusieurs rubriques sur l'histoire du ballon rond.
Je vous mettrai ici l'une d'entre elles relatant l'histoire des coupes du Monde de 1930 en Uruguay à la dernière en 2006

Histoire de la coupe du monde de Football – Article I


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Dim 4 Avr 2010 14:14 
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Première édition de la coupe du monde de football : Uruguay 1930


Dernière édition par wolfy le Jeu 22 Avr 2010 13:21, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Dim 4 Avr 2010 14:26 
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Suite de la coupe du monde de 130 en Uruguay


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Dim 4 Avr 2010 15:12 
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2eme edition Italie 1934

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Les éliminatoires de la Coupe du monde de football 1934 furent les premiers éliminatoires de l'histoire de la Coupe du monde de football. En effet lors de la Coupe du monde 1930, les équipes participantes furent invitées et n'eurent pas à passer par un tour préliminaire de qualification. Comme 32 équipes s'inscrivirent à la Coupe du monde 1934, la FIFA organisa cette fois-ci une phase préliminaire qualificative pour n'avoir plus que 16 équipes en phase finale.
La première rencontre de qualification de l'histoire opposa la Suède à l'Estonie le 11 juin 1933.

Vainqueur en 1930 l'Uruguay ne sera pas présente en 1934, lors de la seconde Coupe du Monde. Quatre ans ont passé, mais ce pays n'oublie pas l'affront constitué par l'absence des Européens (sauf quatre) de la première coupe. En guise de représailles, elle renonce à se présenter devant le public italien. C'est la raison officielle. En vérité, on se demande si l'Uruguay ne vient pas par crainte de l'échec. Le problème du professionnalisme a déclenché une grave crise au sein de son football. Des scissions sont intervenues au sein de l'association nationale et les joueurs en ont souffert.

Les Uruguayens ne sont pas les seuls à avoir subi cette crise aigue. Argentins et Brésiliens en souffrent et s'ils acceptent de gagner l'Italie, leurs formations sont loin de rassembler l'élite de leurs pays respectifs.
L'Italie est donc la puissance invitante. Elle a obtenu sans difficulté le droit d'assurer l'organisation après avoir donné toutes garanties financières. Candidate en 1932 au congrès de la F.I.F.A. à Stockholm, elle enlèvera le siège face à la Suède également candidate mais qui se désiste bientôt.

L'Italie dispose de huit stades de cinquante à soixante mille places. C'est aussi l'une des raisons du choix de la F.I.F.A. Mais il en existe une autre car la politique joue également son rôle. Mussolini est à la tête du gouvernement italien, la Coupe du Monde constituera, il en est certain, une auréole supplémentaire au prestige du fascisme. Même le général Vaccaro, président de la Fédération italienne, ne masque pas ses sentiments.
- Le but ultime de la manifestation sera de montrer à l'univers ce qu'est l'idéal fasciste du sport. -

Cette fois, le succès matériel du tournoi ne peut être mis en doute : trente deux pays font parvenir leur engagement à la F.I.F.A. Pérou, Chili et Turquie déclareront forfait par la suite et ce sera un total de vingt-neuf participants que l'on enregistrera le 27 mai, jour du coup d'envoi. La formule adoptée impliquait l'élimination directe comme en Coupe de France. On commençait par les huitièmes de finale, puis les quarts de finale, demi-finales et finale, doublés par un match de classement soit seize rencontres au total.

Pour les huitièmes de finale, huit têtes de série furent désignées (Italie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Argentine, Autriche, Allemagne, Brésil, Hollande) leurs adversaires étant tirés au sort.
Si la première Coupe du Monde a constitué une affaire sud-américaine, cette fois les Européens vont vider leurs querelles

HUITIEME DE FINALE

Italie 7 USA 1
Tchécoslovaquie 2 Roumanie 1
Allemagne 5 Belgique 2
Autriche 3 (prolongations) France 2
Espagne 3 Brésil 1
Suisse 3 Hollande 2
Suède 3 Argentine 2
Hongrie 4 Egypte 2

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Le tirage au sort n'est pas favorable à la France. Cette dernière se voit opposée précisément au Wunderteam autrichien. La rencontre se déroule à Turin devant quinze mille spectateurs. La France compte dans ses rangs trois "rescapés" de l'aventure uruguayenne : Thépot, Mattler et Delfour, le reste de l'équipe ayant noms :Mairese, Verriest, Lietaer, Keller, Alcazar, J. Nicolas, Rio et Aston.

Jean Nicolas ouvre le score à la dix-huitième minute, laissant bien augurer des chances françaises. Hélas : Sindelar égalisera une minute seulement avant la mi-temps. Les Français se battent avec un cran exemplaire alors que l'Autriche semble avoir un peu perdu de son style chatoyant. Pas un but ne sera marqué dans la seconde partie de jeu et les teams seront renvoyés aux vestiaires en attendant la prolongation. La France étonne agréablement, d'autant plus que son buteur l'avant-centre Jean Nicolas, blessé joue plus que les utilités.
Alfred Aston se sera distingué au cours de la partie par ses contre-attaques fulgurantes.
Mais "le patron" de la formation autrichienne, Hugo Meizl, ayant ordonné le resserrement du jeu par le marquage individuel les Français n'ont pu conclure victorieusement.
Trois minutes après le début des prolongations, un but de Schall entaché de hors-jeu, provoque l'énervement des tricolores qui ne peuvent empêcher, une minute plus tard, un autre but de Bican
Menés trois à un les Français voient s'envoler leurs chances. Le capitaine tricolore Georges Verriest réduira la marque à 2-3 sur pénalty.
La France sort grandie de la Coupe du Monde. Elle a failli provoquer la surprise.

Le Brésil et l'Argentine disparaissent également dès les huitièmes de finale, battus respectivement par l'Espagne et la Suède à Gênes et à Bologne tandis que les USA voient leur étoile pâlir devant l'Italie en encaissant un magistral 7-1 et que l'Egypte à Naples se comporte fort honorablement devant la Hongrie, ne s'inclinant que par 2 à 4. Autres qualifiés de ce premier tour : la Tchécoslovaquie vainqueur de la Roumanie 2 à 1 et l'Allemagne vainqueur de la Belgique 5 à 2.

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Matthias Sindelar, le meilleur attaquant de la planète avec Leonidas. De confession israélite, ce brillant joueur sera contraint de fuir le régime nazi au moment de l'annexion en mars 1938. Il se suicidera à l'âge de 36 ans.

QUART DE FINALE

Autriche 2 Hongrie 1
Italie 1 Espagne 1 après prols / Italie 1 Espagne 0 second match
Allemagne 2 Suède 1
Tchécoslovaquie 3 Suisse 2

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Au tour suivant, l'Autriche aura bien du mal à se débarrasser de la Hongrie au terme dune lutte sans pitié qui se joue à Bologne. Deux des Autrichiens, l'inter gauche Horwath et l'ailier droit Zischek, ont raison des Hongrois accrocheurs qui ne marquent qu'un seul but par l'avant-centre Sarosi.

Les Italiens n'ont rien à envier aux Autrichiens. Ils seront eux-mêmes mis en difficulté par l'Espagne au stade Berta à Florence. La rencontre se déroule par une chaleur torride alors que cette bataille entre Latins est déjà très chaude par la lutte que se livrent les deux géants. Au but de l'inter droit espagnol Regueiro répondra celui de l'inter gauche italien Ferrari. Chacun puise dans ses réserves. Toute la somme d'énergie que peut rassembler un être humain est déversée dans cette fournaise. 1 à 1, il faut jouer les prolongations. Cependant après cent vingt minutes de jeu au total, le score en restera là. Un match d'appui sera nécessaire.

Italie 1 Espagne 0 Match d'appui

Cette rencontre est disputée le lendemain 1er juin . Beaucoup de joueurs ne sont pas parvenus à récupérer et en particulier le talentueux gardien madrilène Ricardo Zamora, qui doit céder son poste à Nogues.
L'Italie possède dans ses rangs cinq joueurs nouveaux, l'Espagne sept. Il ne reste qu'un seul attaquant (Regueiro), rescapé du match précédent. C'est à dire la lutte a été impitoyable, inhumaine.
La bataille reprend de plus belle. L'Espagne fait montre d'admirables possibilités mais les nerfs des joueurs sont mis à rude épreuve par le public italien trié sur le volet par la propagande fasciste.
Les Ibériques jouent vraiment de malchance, perdant dès le début du match leur ailier gauche Boasch, victime des "indélicatesses" de Monti.
Le tournant du match est atteint à la douzième minute lorsque Giuseppe Meazza, inter gauche, marque l'unique but de la partie.
Les Espagnols sont effondrés, ils pleurent leurs espoirs envolés. Les Italiens galvanisés par les encouragements de Mussolini, sont conscients de leurs possibilités. Désormais, ils vont affronter les Autrichiens. Ce sera une finale avant la lettre.
Les Italiens sont fatigués par le double match livré face aux Espagnols mais les Autrichiens aussi.Leur tâche a été rude devant les Hongrois.

DEMIES FINALES

Italie 1 Autriche 0
Tchécoslovaquie 3 Allemagne 1

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Italie 1 Autriche 0

Le même score va sanctionner cette rencontre, les Italiens l'emportant une nouvelle fois grâce à but de Guaita.
Le Wunderteam autrichien aura fait le maximum mais les attaques du prestigieux Sindelar, de Schall ou Bican seront toutes stoppées par la solide défense italienne Combi-Alemandi-Monti-Monzegnio.
Le crépuscule autrichien s'amorce doucement. quelques jours plus tard, l'Autriche perdra la troisième place au bénéfice de l'Allemagne victorieuse par 3 à 2.

Place 3-4

Allemagne - Autriche : 3-2

FINALE

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Italie 2 Tchécoslovaquie 1 après prolongations.

L'italie se voit donc ouvrir les portes de la finale. Qui rencontre-t-elle ? Pas les premiers venus en tout cas : les Tchécoslovaques. La formation d'Europe centrale vient d'éliminer en demi-finale à Rome l'Allemagne 3 à 2.
Les deux adversaires se connaissent bien. A plusieurs reprises les meilleurs joueurs se sont retrouvés face à face au cours des rencontres internationales soit avec les formations nationales, soit avec les clubs.
Excellents techniciens, puissamment bâtis, les Tchèques partent, on s'en doute avec un moral de gagneurs.
Leur défense est solide, Planicka, l'un des plus prestigieux gardiens mondiaux, constituant le dernier rempart
Le stade du Parti national fasciste est plein à craquer. Conçu pour trente mille places, il contiendra cinquante mille spectateurs environ à l'occasion de cette finale. On y aura placé des bancs, des travées, des poutres où l'on peut se jucher aisément. Mussolini est entouré de ses ministres et de quelques membres de la famille royale. Pour lui il ne fait aucun doute : l'Italie l'emportera et son prestige personnel sortira grandi de l'aventure.

En tout cas la Squadra Azzura domine dès l'engagement. Plalicka se voit assailli mais il fait étalage de son talent qui est grand.
Le football italien est plus coulé, mieux construit, plus rationnel.
Les Azzuri attaquent. Leurs offensives prennent tout le terrain mais rien ne peut percer le béton de la robustesse tchécoslovaque conforté par le talent du gardien Planicka.

Mieux même, si la mi-temps laisse vierge le tableau d'affichage, à la soicante-neuvième minute, sur une attaque de deux Tchèques, Nejedly et Sobotka, l'ailier gauche Puc tire au but de l'Italien et dans un bel angle bat le gardien des Azzuri, Gianpiero Combi. C'est la stupeur dans le stade. Les Italiens doivent faire vite s'ils ne veulent pas laisser échapper la victoire. Il reste en effet un peu plus d'un quart d'heure à jouer et rien ne laisse présager un fléchissement des adversaires d'autant que Zeeizek et Ctyroky, deux arrières, apparaissent impitoyables.

A cinq minutes de la fin du temps règlementaire, tout sera remis en question cependant par l'Italo-Argentin, Orsi, qui égalise pour l'Italie. La seconde Coupe du Monde ne se termine pas dans les temps règlementaires comme sa devancière. Il faut en effet recourir aux prolongations pour connaître la seconde apothéose.
L'Italie s'imposera alors par l'avant-centre bolognais Schiavo, alors que le portier italien Combi, le plus prestigieux gardien italien de tous les temps, se signalera par la sûreté de ses mains et de son placement. Il sera au total quarante-sept fois international.

L'arbitre suédois, M. Eklind, sifflera la fin d'une partie harassante placée sous le signe de la politique qui aura tout de même permis un beau spectacle. Le succès se trouve renforcé par la mine du trésorier qui annonce le chiffre total des recettes : 3 683 000 lires, non compris les droits de radio et de cinéma. Les participants seront largement défrayés, et se verront même verser une somme supplémentaire importante.
Un succès complet dans une compétition limitée seulement - il ne faut pas l'oublier - à l'Europe continentale, mais l'âpreté de certaines rencontres et le déchaînement des passions auront jeté une ombre sur la compétition.

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VIDEO FINALE

[youtube]_4tTDbh3zqI[/youtube]

RESUME COUPE du MONDE 1934


Dernière édition par wolfy le Jeu 22 Avr 2010 13:19, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Dim 4 Avr 2010 15:32 
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Je n'ai pas encore tout lu, mais la classe le post.

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 14:34 
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J'ai pu récupérer ce post 8-)

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
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Classe!!!


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
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Popol a écrit:
J'ai pu récupérer ce post 8-)


Merci

Quand on arrivera à partir années 50 je mettrai plus de vidéos avec des merveilleux moments de foot à revivre .
LA fabuleuse équipe de Hongrie de 1954 , l'EDF de 1958 avec Kopa Fontaine et les autres , le Brésil de Pelé en 1962 et 1970 , l'unique victoire anglaise en 1966 , les Pays Bas de Cruyff en 1974 et leur seconde finale perdue contre l'Argentine en 1978 , l'EDF et le drame de Séville contre la RFA en 1982 , le France - Brésil mythique et l'Argentine de Maradonna en 1986 ect ...


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 15:42 
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Tu fais la même chose pour le rugby, et t'as droit à...
T'as droit à....
heu...

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 15:50 
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Popol a écrit:
Tu fais la même chose pour le rugby, et t'as droit à...
T'as droit à....
heu...


pour le rugby j'ai seulement fait l'histoire de l'Aviron Bayonnais mon club mais plus tard je ferai un truc ;)


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 19:18 
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Wouhou FCL en 8ème place du classement de L1!!!!

Rien à voir mais j'avais envie de le placer!


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 7 Avr 2010 20:12 
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Localisation: en nouvelle afrique..enfin en region parisienne, quoi.
wolfy, bravo et merci pour ce post. ça c'est de l'histoire du sport. superbes les photos. que du collector!

_________________
"ce n'est pas en tournant le dos aux choses qu'on leur fait face"


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Lun 19 Avr 2010 12:20 
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3 ème édition : France 1938

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Le président Jules Rimet avait une idée qui lui tenait à coeur.
Lui, promoteur de la Coupe du monde, connaîtrait une sorte de consécration si la compétition se déroulait, enfin, dans le pays où elle avait été conçue.
L'avocat aux cheveux blancs propose donc la France comme lieu de déroulement de la troisième Coupe du Monde. Les candidatures, en fait, ne sont pas nombreuses. Seule l'Argentine fait parvenir une demande.
Les membres de la F.I.F.A. sont sceptiques. La France est-elle en mesure de présenter une infrastructure suffisante pour le déroulement d'une telle confrontation ?
Il ne semble pas que la France dispose de stades assez spacieux pour assurer la réussite de l'entreprise. Paris, en particulier, est loin de pouvoir rivaliser à cet égard avec les autres capitales européenne

Jules Rimet est soucieux. il réfléchit un instant, puis lui vient à l'idée une autre éventualité. Pourquoi ne pas organiser cette Coupe du Monde conjointement avec la Belgique et la Hollande, la finale ayant lieu tout naturellement à Paris. C'est une entorse au règlement et la suggestion présidentielle est repoussée. Qu'importe ! Jules Rimet est accrocheur. Il sillonnera Paris, ira de bureau en bureau , tiendra tête aux ministres, députés et pouvoirs publics réunis. Sa petite voix tranquille et son caractère de lutteur, une fois de plus, triompheront : la contenance du Stade de Colombes sera portée à soixante-cinq mille places.

Jules Rimet est confiant. En compagnie notamment de ses fidèles collaborateurs, MM Delaunay et Chevalier, il prend la responsabilité de l'organisation, qui lui est assurée officiellement par le congrès de la F.I.F.A. le 15 août 1936, dans le cadre des Jeux Olympiques.
Colombes, c'est bien, mais il faut trouver d'autres stades français pour les compétitions. Le tour est vite bouclé : le Parc des Princes peut accueillir trente-cinq mille personnes. Les stades de Marseille et de Bordeaux seront modernisés de même ceux de Reims, Lille, Le Havre, Toulouse et Antibes.
Trente-six nations s'inscrivent vingt-six participeront effectivement.

La Chine, l'Espagne (en pleine guerre civile), l'Angleterre, l'Argentine, l'Uruguay s'abstiendront. L'Amérique Centrale est fortement représentée : huit équipes au total. L'Asie aura même deux représentants, le japon et les Indes Néerlandaises. Seul les Sud-Américains sont mécontents. Selon eux, la candidature d'organisation de l'Argentine aurait dû être acceptée puisqu'il y a quatre ans on avait opté pour l'Europe.
- L'alternance eût été souhaitable, dit-on à Buenos Aires.
L'Italie vainqueur en 1934 et la France, pays invitant sont qualifiées d'office.

Après la compétition préliminaire, les seize participants sont désignés, mais l'Autriche devra être retirée de la liste. L'Anschluss a rayé le pays le pays de la carte et les meilleurs joueurs ont d'autres chats à fouetter : ils ont été enrôlés dans l'équipe du "Grand Reich".

15 PARTICIPANTS


* Italie (championne du monde 1934)
* France (pays organisateur)
* Suède
* Roumanie
* Suisse
* Allemagne
* Hongrie
* Tchécoslovaquie
* Pays-Bas
* Norvège
* Pologne
* Belgique
* Autriche (forfait pour la phase finale)
* Cuba
* Brésil
* Indes orientales néerlandaises


STADES

* Stade du Fort Carré à Antibes, 17 000 places
* Stade municipal à Bordeaux, 25 000 places
* Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes, 64 000 places
* Stade de la Cavée Verte au Havre, 22 000 places
* Stade Victor Boucquey à Lille, 20 000 places
* Stade Vélodrome à Marseille, 39 000 places
* Parc des Princes à Paris, 35 000 places
* Stade Auguste Delaune à Reims, 18 000 places
* Stade de la Meinau à Strasbourg, 24 000 places
* Parc des Sports à Toulouse, 15 000 places
* Le Stade de Gerland de Lyon aurait dû accueillir le match de huitièmes de finale Suède-Autriche, mais en raison du forfait de l'Autriche, ce ne fut pas le cas.

Tableau de la compétition

HUITIEMES de Finale

France - Belgique : 3-1
Italie - Norvège : 2-1 (ap)
Brésil - Pologne : 6-5 (ap)
Tchécoslovaquie - Pays Bas : 3-0 (ap)
Suisse - Allemagne : 1-1 (Match Rejoué) 4-2
Hongrie - Inde Orientale Néerlandaises : 6-0
Suède - Autriche : FORFAIT de l'Autriche
Cuba - Roumanie : 3-3 (Match Rejoué) 2-1

QUARTS de Finale

Italie - France : 3-1
Brésil - Tchécoslovaquie : 1-1 (Match Rejoué) 2-1
Hongrie - Suisse : 2-0
Suède - Cuba : 8-0

DEMIES de Finale

Italie - Brésil : 2-1
Hongrie - Suède : 5-1

Place 3-4

Brésil - Suède : 4-2

FINALE

Italie - Hongrie : 4-2

La finale qui se joue le 19 juin à Colombes réunit 45 124 spectateurs. Le record de recette et l'affluence n'est pas battu. Il restera détenu par France-Italie : 888 171 francs pour 58 455 spectateurs.
L'arbitre pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde est français il s'agit de M. Capdeville.
Au sein de la formation magyare, une ligne d'attaque remarquable :Sas, Vincze, Sarosi, Szengeller, et Titkos.
La défense en revanche est lente à se mouvoir. Son football procède de la grande classe : la technique est sûre, le jeu fin, élégant et précis. Les Italiens vont aussitôt y opposer leur football d'offensive, de réalisme.
Piola indiscutable titulaire, puissant loyal, fortement charpenté, mais aussi Colaussi, Biavata, bénéficient du travail préparatoire de Meazza et Ferrari. Les Hongrois ploient sous la furia italienne encaissent trois buts et ne marquent qu'un seul par Titkos
Le tableau en est là lorsque la pause est sifflée. Les Magyars sont courageux, excellents techniciens. Dès le coup de sifflet, ils repartent à l'attaque et Sarosi, remarquable tireur et excellent constructeur de jeu ( il a été international dès l'âge de 17 ans) réduit l'écart à 2-3.
Mais l'Italie grâce à son jeu collectif, permet à Piola sur un très beau centre de Biavata de creuser l'écart : 4-2 (deux buts de Piola et deux de Colaussi). Ce sera le score final.

M. Albert Lebrun président de la République Française remet à Giuseppe Meazza la seconde Coupe du Monde de l'histoire de l'Italie, une formation dont les spectateurs français auront retenu la triplette d'attaque : Meazza-Piola-Ferrari, les arrières Foni et Rava et le demi-centre américain Andreolo, licencié à Bologne. Meazza et Ferrari, seuls, sont les rescapés de la première Coupe du Monde remportée par l'Italie.

La Squadra Azzurra a bien mérité sa seconde Coupe qui a connu un énorme succès populaire mais aussi financier avec 6 millions de francs de recette.
Hélas, la guerre interrompt la compétition internationale pendant douze ans, plongeant le monde dans le chaos.

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VIDEOS

FINALE : Italie - Hongrie 4-2

Huitièmes :France - Belgique 3-1

Quarts : Italie - France : 3-1

RESUME COUPE du MONDE 1938


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Lun 19 Avr 2010 12:39 
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Coupe du Monde 1938 en PHOTOS

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HUITIEME DE FINALE

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QUART DE FINALE

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DEMI FINALE

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FINALE

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Mer 21 Avr 2010 10:48 
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4 eme Edition : Brésil 1950

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Ce n'est que douze années plus tard que la Coupe du Monde connaîtra sa quatrième apothéose. En 1942, date logique de cette quatrième édition, c'est la guerre et le congrès de la F.I.F.A. prévu à Luxembourg qui devait en 1940 fixer le lieu des rencontres n'eut pas lieu. C'est le 1er juillet 1946 que les hautes instances purent enfin se réunir et décidèrent de confier au Brésil, révélation du précédent tournoi, l'organisation des rencontres après avoir obtenu le droit de modifier la formule de la compétition.
Il devenait évident, en effet, que les déplacements au Brésil allaient entraîner des frais d'organisation importants.

Le congrès de la F.I.F.A. à Luxembourg accéda aux demandes brésiliennes et le cahier d'engagement enregistra trente noms. Des inédits, et non des moindres, les quatres associations britanniques. Les rancoeurs sont enfin apaisées. L'Europe centrale, en revanche, boude cette fois la compétition. C'est sans doute l'Union soviétique qui vient d'adhérer à la F.I.F.A. qui est à l'origine de ce mouvement d'humeur. Seules Autriche et Yougoslavie ont fait parvenir leur engagement, la première déclarant forfait par la suite avant même les épreuves éliminatoires.

Ce forfait sera suivi de ceux de l'Indonésie, l'Equateur, le Pérou, la Birmanie, les Philippines, l'Argentine et la Belgique. On enregistrera aussi le dédit de la Turquie de l'Ecosse et des Indes.
On notera également que c'est au congrès de Luxembourg que le vice-président belge de la F.I.F.A Seedrayers, proposa que la Coupe du Monde prenne le nom de "Coupe Jules-Rimet" pour rappeler l'action internationale du dirigeant français.
Pour la première fois, la France est absente de la compétition mondiale. Elle n'a pu obtenir sa qualification face à la Yougoslavie. Après avoir réussi deux matches nuls à Belgrade, les tricolores s'inclineront lors d'un match de barrage à Florence par un but de Tchaïkowsky.

Le tournoi ne réunit donc que treize équipes réparties en quatre poules , les quatre vainqueurs constituant une poule finale.
Deux groupes éliminatoires seulement vont réunir les quatre concurrents prévus : Brésil, Yougoslavie, Suisse et Mexique pour le premier groupe. Angleterre, Espagne, Chili et Etats-Unis pour le second. Le troisième se compose de la Suède, de l'Italie et du Paraguay. La quatrième poule ne groupe que la Bolivie et l'Uruguay. Ce dernier n'a aucune difficulté à vaincre son adversaire (8-0) On remarquera que sur les huit bus quatre ont été l'oeuvre de Schiaffino, l'un des plus grands attaquants de tous les temps.

Le Brésil reste le super-favori de cette édition. Tout d'abord il possède l'avantage d'opérer devant son public ; ensuite avec une formation composée d'hommes tels Maneca, Zizinho, Ademir, Jaïr Chico, Barboza, Augusto, Danilo, Juvenal, Bauer, Bigode, les Sud-Américains font figure d'épouvantail.

Premier Tour

Groupe A

Brésil 4-0 Mexique
Yougoslavie 3-0 Suisse
Brésil 2-2 Suisse
Yougoslavie 4-1 Mexique
Brésil 2-0 Yougoslavie
Suisse 2-1 Mexique

1 Brésil 5
2 Yougoslavie 4
3 Suisse 3
4 Mexique 0

Groupe B

Angleterre 2-0 Chili
Espagne 3-1 USA
Espagne 2-0 Chili
USA 1-0 Angleterre
Espagne 1-0 Angleterre
Chili 5-2 USA

1 Espagne 6
2 Angleterre 2
3 Chili 2
4 USA 2

Groupe C

Suède 3-2 Italie
Suède 2-2 Paraguay
Italie 2-0 Paraguay

1 Suède 3
2 Italie 2
3 Paraguay 1

Groupe D

Uruguay 8-0 Bolivie

1 Uruguay 2
2 Bolivie 0

Tour final

Brésil 7-1 Suède
Uruguay 2-2 Espagne
Uruguay 3-2 Suède
Brésil 6-1 Espagne
Suède 3-1 Espagne
Uruguay 2-1 Brésil

1 Uruguay 5
2 Brésil 4
3 Suède 2
4 Espagne 1

Finale : Brésil - Uruguay

C'est une sorte de révolution rien n'est pourtant joué.
200 000 spectateurs se bousculent au stade de Maracana. Il y a des blessés. Le spectacle est imposant, gigantesque, tonitruant.
Les mots deviennent impuissants pour décrire l'atmosphère.
L'Uruguay laisse les supporters brésiliens s'époumoner.
- Rira bien qui rira le dernier, pensent-ils.
Certes, les Uruguayens ont éprouvé bien des difficultés face aux Espagnols, mais ils savent se battre et le football qu'ils présentent est d'une technique pure.

Leurs individualités sont marquantes. On y relève les noms de Juan Schiaffino, l'élégant inter droit au jeu précis, le capitaine Obdulio Varella, un Noir puissant et expérimenté. Alcide Ghiggia, ailier rapide et efficace et bien d'autres, tous fondus dans un même creuset, formant un esprit soudé qui fait merveille. est-ce assez pour vaincre les audacieux et insaisissables Brésiliens ?

Dans une clameur immense, le coup d'envoi est sifflé par l'arbitre anglais, M. Reader.
Que se passe-t-il alors ? Le Brésil a-t-il perdu ses moyens ? La qualité du jeu a soudain baissé les magiciens du football paraissent fatigués. Les nerfs sont ébranlés. Pourtant devant le public il faut tenir. A la mi-temps le score est vierge. La Céleste de Montevidéo, elle, n'a pas perdu son sang-froid. Sa défense est imperméable et le capitaine Varella exhorte ses coéquipiers : "Attaquez ! attaquez !"
Les Brésiliens dominent encore et l'ailier droit Friaca va ouvrir le score deux minutes après la reprise. Un but qui n'apporte pas l'apaisement espéré à cette équipe qui "cafouille". L'admirable machine a des ratés, tandis que face à eux le coach au maillot azur se montre harmonieusement équilibré, sûr de lui.
La Défense brésilienne plie et l'équipe tout entière se cantonne dans une fermeture du jeu qui n'est guère dans ses habitudes. Dans les tribunes, la foule ressent la détresse des siens.
Ils s'apaisent un peu, les supporters tremblent. Les diables uruguayens continuent à attaquer sans répit. Soudain l'ailier droit Alcide Ghiggia centre en retrait le ténébreux Schiafino est à la réception et fusille le gardien brésilien. Rien n'est perdu pour la puissance invitante, mais celle-ci ne se retrouve plus. sans âme, Zizinho, Ademir, Jaïr, la belle triplette s'aperçoit que le bateau prend l'eau. L'équipe continue à fermer le jeu. Il reste une dizaine de minutes à jouer les les Uruguayens très mobiles, attaquant et défendant tour à tour avec une maestria étonnante, sentent la victoire à leur portée.

C'est encore Ghiggia, le petit athlète au visage d'ascète, qui créera la décision. Miguez et lui vont se livrer à un remarquable "une-deux" puis Ghiggia à quelques minutes du coup de sifflet final va passer son arrière et d'un tir tendu à ras de terre il va battre le gardien noir Barbosa. C'en est fini des chances brésiliennes . Dans le stade c'est la désolation, le silence que ne troublent point les quelques cris de supporters uruguayens infimes points noirs au milieu d'une foule impressionnante. Pour les Brésiliens, c'est une catastrophe.

- Du coup, écrira plus tard Jules Rimet, il n'y eut plus ni garde d'honneur, ni hymne national, ni discours devant le micro, ni remise solennelle du trophée. Je me trouvai seul dans la foule, bousculé de tous côtés, avec la coupe dans les bras ne sachant que faire. Je finis tout de même par apercevoir le capitaine uruguayen et je lui remis la coupe en lui serrant la main, comme en cachette, sans pouvoir lui dire un mot.

Chiffres

Nombre total de buts 1950 : 88

Le 2ème tour de la coupe du monde 1950 (Brésil) constituait un tournoi quadrangulaire et celui-ci excluait une finale. Mais le dernier match Uruguay-Brésil (2-1) du dimanche 16 juillet 1950 fut considéré comme la finale puisque les 2 équipes étaient assurées des 2 premières places

Meilleure attaque 1950 : Brésil avec 22 buts

Meilleur buteur 1950 : Ademir (Brésil) avec 9 buts

Deux joueurs ont gagné une coupe du monde en marquant dans tous les matches : A Ghiggia (Uruguay) lors de la coupe du monde de 1950 (Brésil) a marqué dans chacun des 4 matches et Jaïrzinho (Brésil) lors de la coupe du monde de 1970 (Mexique) a marqué dans chacun des 6 matches

VIDEO

Uruguay - Brésil : 2-1

RESUME COUPE du MONDE 1950


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Coupe du Monde 1950 en Photos

1 er Tour

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Tour FINAL

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Jeu 22 Avr 2010 19:03 
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5 éme Edition : Suisse 1954

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Quatre ans après la passion brésilienne du stade Maracana, la Coupe Jules Rimet retrouve l'Europe et un environnement plus feutré, la compétition ayant lieu en Suisse. Mais que l'on ne s'y trompe guère, un spectacle hallucinant a bien eu lieu sur le terrain.

Invaincue en 28 matches internationaux, la Hongrie part favorite avec des joueurs de la trempe de Puskas, Boszik, Kocsis et Hidegkuti, ainsi qu'un titre de champion olympique. Mais la tristement célèbre "bataille de Berne" entre les Hongrois et les Brésiliens - qui voit l'expulsion de trois joueurs et une bagarre générale dans les vestiaires - vient ébranler les espoirs des Magyars...
Après avoir mené 2-0 en finale contre la RFA, qu'ils avaient battue 8-3 au premier tour, ils s'inclinent finalement 3-2.

Il était inscrit que la Coupe du Monde de la FIFA 1954, organisée par la Suisse au pied des Alpes, atteindrait des sommets. On n'avait jamais vu autant de pays participer aux qualifications. La création de l'AFC (Confédération Asiatique de Football) en 1954 et la participation d'équipes asiatiques (Japon, Corée) et africaines (Egypte) donnent à l'événement une dimension mondiale. Seize équipes atteignent la phase finale, soit trois de plus qu'au Brésil lors de la précédente édition. L'Amérique du Sud est représentée par l'Uruguay, le Brésil et le Mexique ; l'Asie par la Corée (la première équipe asiatique à s'être qualifiée était les Indes orientales néerlandaises en 1938). Quant à l'Europe, elle aligne l'Autriche, la Belgique, la Tchécoslovaquie, l'Angleterre, la France, la Hongrie, l'Italie, l'Ecosse, la Suisse, la Turquie, la RFA et la Yougoslavie. Ce nombre de participants devait rester inchangé jusqu'à la Coupe du Monde de la FIFA 1982, en Espagne, où il grimpe à 24.

La qualité du football déployée sur les pelouses des cinq villes d'accueil - Bâle, Berne, Lausanne, Zurich et Genève - atteint des hauteurs vertigineuses. Un record de 140 buts est enregistré en l'espace de 26 rencontres, soit une moyenne de 5,38 buts par match ! Ce record n'a jamais été battu depuis lors d'une phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA. Les Hongrois, champions olympiques deux ans auparavant et invaincus depuis mai 1950 (27 victoires et 4 matches nuls sur un total de 31 matches), partent grands favoris. Dès le début de la compétition, les "magiques Magyars", qui comptent dans leurs rangs Ferenc Puskas, Jozsef Boszik et Sandor Kocsis, démontrent leur puissance, atomisant la Corée (9-0) et l'Allemagne (8-3), certes en sous-effectif.

En quart de finale, les Hongrois, toujours dans le coup, triomphent des Brésiliens (4-2) au cours d'un match très tendu qui finit en bataille rangée dans les vestiaires, impliquant joueurs, entraîneurs et délégations respectives.

On retiendra surtout que deux équipes européennes créent la surprise. Tout d'abord, la Suisse l'emporte sur l'Italie, humiliant son adversaire, qui doit pour la première fois quitter la compétition dès le premier tour. Les Helvètes sont ensuite battus par l'Autriche (5-7, un autre record !) au terme d'une lutte acharnée.

Les Allemands marchent alors d'un pas assuré vers la finale, où ils retrouvent leurs victorieux adversaires du premier tour : les Hongrois. Les spectateurs parient que la magie des Magyars opérera une nouvelle fois et, en effet, la Hongrie mène rapidement de deux buts. Mais, en dix minutes légendaires, les Allemands renversent la vapeur. Et le meilleur reste à venir... Après une frappe sur le poteau des Hongrois, Helmut Rahn inscrit le but gagnant pour l'Allemagne à six minutes du coup de sifflet final. Il est bien aidé par le gardien hongrois, Gyula Grosics, qui glisse sur l'herbe mouillée et offre le match à la Mannschaft. Cette scène qui devait marquer l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA se déroulait au stade Wankdorf à Berne, le dimanche 4 juillet 1954. Pour les Allemands, cette première victoire en Coupe du Monde de la FIFA devait annoncer d'autres succès, comme l'histoire le démontra plus tard.

Premier tour

Groupe A

Yougoslavie 1-0 France
Brésil 5-0 Mexique
Yougoslavie 1-1 Brésil (a.p.)
France 3-2 Mexique

1 Brésil 3
2 Yougoslavie 3

3 France 2
4 Mexique 0

Groupe B

Allemagne de l’Ouest 4-1 Turquie
Hongrie 9-0 Corée du Sud
Hongrie 8-3 Allemagne de l’Ouest
Turquie 7-0 Corée du Sud
Allemagne de l’Ouest 7-2 Turquie (Match d'appui)

1 Hongrie 4
2 Allemagne 2

3 Turquie 2
4 Corée du Sud 0

Groupe C

Uruguay 2-0 Tchécoslovaquie
Autriche 1-0 Ecosse
Uruguay 7-0 Ecosse
Autriche 5-0 Tchécoslovaquie

1 Uruguay 4
2 Autriche 4

3 Tchécoslovaquie 0
4 Ecosse 0

Groupe D

Suisse 2-1 Italie
Angleterre 4-4 Belgique (a.p.)
Italie 4-1 Belgique
Angleterre 2-0 Suisse
Suisse 4-1 Italie (Match d'appui)

1 Angleterre 3
2 Suisse 2

3 Italie 2
4 Belgique 1

Quarts de finale

Autriche 7-5 Suisse
Uruguay 4-2 Angleterre
Allemagne de l’Ouest 2-0 Yougoslavie
Hongrie 4-2 Brésil

Demi-finales

Allemagne de l’Ouest 6-1 Autriche
Hongrie 4-2 (a.p.) Uruguay

Finale pour la troisième place

Autriche 3-1 Uruguay

FINALE

Allemagne de l’Ouest 3-2 Hongrie

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Ainsi l'équipe de Hongrie, après avoir affirmé depuis plusieurs années sa prédominance en Europe, veint-elle de vaincre coup sur coup les deux représentants les plus qualifiés du football sud-américain Brésil - Uruguay) . On peut donc parler d'hégémonie totale.
Mais à quel prix celle-ci a-t-elle été forgée... Ceux deux impitoyables matches de Coupe, ces 210 épuisantes minutes de jeu livrées en quatre jours devant Brésiliens et Uruguayens dont littéralement vidé les accus de l'équipe prestigieuse. C'est un onze émoussé au terme de son rouleau, à bout de souffle de nerfs et de résistance qui va se présenter à Berne pour la suprême consécration.

Les Allemands marchent alors d'un pas assuré vers la finale, où ils retrouvent leurs victorieux adversaires du premier tour : les Hongrois. Les spectateurs parient que la magie des Magyars opérera une nouvelle fois et, en effet, la Hongrie mène rapidement de deux buts. Invaincue depuis 31 matches, la Hongrie part archi-favorite de la finale de la Coupe du monde 1954.

Sur le terrain boueux de Berne, les Hongrois un adversaire qu'ils avaient battu 8-3 lors de la phase de poule, la RFA. Blessé lors de cette rencontre et longtemps incertain, Puskas fait le forcing pour être dans l'équipe de départ. L'ailier du Real Madrid ouvre la marque (6e), puis les Hongrois doublent la mise par Czibor (8e).
Cueillis à froid, les Allemands réussissent pourtant un incroyable retournement de situation. Après la réduction du score de Morlock (10e), Rahn crucifie la Hongrie en inscrivant un doublé (18e, 84e).
Il est bien aidé par le gardien hongrois, Gyula Grosics, qui glisse sur l'herbe mouillée et offre le match à la Mannschaft. Malgré un nombre incalculable d'occasions, deux tirs sur les montants et un but refusé à Puskas à deux minutes de la fin du match, les Hongrois s'inclinent à la surprise générale face à la RFA, qui remporte en Suisse la première Coupe du monde de son histoire.
Pour les Allemands, cette première victoire en Coupe du Monde de la FIFA devait annoncer d'autres succès, comme l'histoire le démontra plus tard.

Chiffres

Nombre total de buts 1954 : 140

Meilleure moyenne : 5,38 buts en 1954 en Suisse pour 26 matches (record toujours en cours)

La Hongrie en 1954 (Suisse) est l'équipe qui a marqué le plus de buts dans une coupe de monde avec 27 buts dont 11 buts de S Kocsis qui termine meilleur buteur de la Coupe du Monde de Football

Télévision : si l'on considère que les premiers matches ont été télévisés en 1936, c'est seulement lors du Mondial de 1954 en Suisse que les premiers téléspectateurs ont pu savourer huit matches en direct


Dernière édition par wolfy le Dim 7 Nov 2010 09:21, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Jeu 22 Avr 2010 19:15 
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Coupe du Monde 1954 en photos

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FINALE : Allemagne - Hongrie : 3-2

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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Jeu 22 Avr 2010 19:29 
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Coupe du Monde 1954 en Vidéo

RESUME COUPE du MONDE 1954

EQUIPE de FRANCE

France - Yougoslavie : 0-1

France - Mexique : 3-2

QUARTS de FINALE

Uruguay - Angleterre : 4-2

Autriche - SUisse : 7-5

Hongrie - Brésil : 4-2

RFA - Yougoslavie : 2-0

DEMIES FINALES

Hongrie - Uruguay : 4-2 (ap)

RFA - Autriche : 6-1

Place 3-4

Autriche - Uruguay : 3-1

FINALE

RFA - Hongrie : 3-2


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 Sujet du message: Re: Histoire de la Coupe du Monde
MessagePosté: Lun 26 Avr 2010 18:42 
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6 eme édition : Suède 1958


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Après la Suisse, c'est au tour de la Suède d'accueillir la Coupe du Monde de la FIFA en 1958, une compétition qui a perdu entre-temps son père fondateur, Jules Rimet, décédé le 16 octobre 1956 à Paris, à l'âge de 83 ans.

Cette Coupe du Monde de la FIFA est marquée par la première victoire du Brésil, inspirée par un jeune homme de 17 ans répondant au surnom de Pelé. Celui-ci marque contre le Pays de Galles, signe un coup du chapeau lors d'une victoire (5-2) face à la France en demi-finale et ajoute deux buts supplémentaires en finale, dans un triomphe (5-2) sur la Suède.

Le Français Just Fontaine inscrit 13 buts au cours du tournoi, un record qui tient toujours. C'est aussi la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA qu'un match finit sur le score nul de 0-0 : la rencontre Angleterre-Brésil au premier tour.

Pour la première fois, la Coupe du Monde de la FIFA est retransmise par les télévisions du monde entier. Les téléspectateurs ont la possibilité d'admirer la maîtrise des joueurs de football moderne, tels que Kopa, Fontaine, Charlton, Yashin, Garrincha, Vava et Pelé. Ce dernier, âgé de 17 ans seulement, inscrit six buts, dont deux en finale, contribuant au couronnement tant attendu des Brésiliens.

Cette 6e Coupe du Monde de la FIFA enregistre un nombre record de pays participants (55). Les tours de qualification réservent leur lot de surprises. En effet, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Espagne, l'Uruguay et, plus étonnant encore, l'Italie, restent au bord de la route. Le premier tour de la phase finale permet donc au public de découvrir d'autres nations de football, telles que le Pays de Galles, l'Irlande du Nord, l'URSS ou la Suède. Mais c'est surtout la France qui retient l'attention des supporters, grâce à son brillant trio d'attaque, composé de Kopa, Piantoni et Fontaine. Les Bleus récoltent d'ailleurs une kyrielle de récompenses : meilleur buteur (Just Fontaine : 13 buts marqués, un record toujours en vigueur et difficilement égalable), meilleure attaque (23 buts) et meilleur joueur (Raymond Kopa, élu par un jury international). La France émerge à la première place de son groupe au premier tour, inscrivant 11 buts en trois matches. Mais son conte de fées prend fin en demi-finale, face au grand Brésil.

Après deux déceptions consécutives en 1950 et 1954, les Brésiliens sont prêts à rectifier le tir. Ils terminent en tête de leur groupe, très serré, où ils se défont de l'Autriche (3-0) et de l'URSS (2-0) et tiennent en échec l'Angleterre (0-0). En quart de finale contre le Pays de Galles, la Seleção patauge pendant une heure jusqu'à l'éclair de génie d'un jeune joueur de 17 ans. C'est le premier but inscrit par Pelé dans une Coupe du Monde. Une star est née ! En demi-finale, Pelé continue sur sa lancée et écrase l'équipe de France, incapable de contenir une telle machine à buts.

Une fois encore, le Brésil parvient en finale. Cette fois-ci, il affronte la Suède, dont la présence en finale relève de l'exploit, l'équipe ayant été construite de toutes pièces pour cette compétition. En effet, de longs débats ont eu lieu peu avant le début de l'épreuve sur l'opportunité de sélectionner les professionnels évoluant dans le championnat italien. Les Suédois s'avèrent une équipe solide et bien organisée et ils battent les Allemands, champions du monde en titre, en demi-finale (3-1). Dans la finale des "mercenaires" contre les "magiciens", ce sont les Nordiques qui tirent les premiers. Pour la première fois dans la compétition, les Brésiliens sont à la traîne. Pas pour longtemps cependant : grâce aux buts de Zagallo, Vava, et surtout Pelé (auteur de deux buts), le Brésil remporte sa première Coupe du Monde sur le score de 5-2. Le Président de la FIFA, Arthur Drewry, remet la statuette dorée au capitaine brésilien, Bellini.


Premier tour

Groupe A

Allemagne de l’Ouest 3-1 Argentine
Irlande du Nord 1-0 Tchécoslovaquie
Argentine 3-1 Irlande du Nord
Allemagne de l’Ouest 2-2 Tchécoslovaquie
Allemagne de l’Ouest 2-2 Irlande du Nord
Tchécoslovaquie 6-1 Argentine
Irlande du Nord 2-1 Tchécoslovaquie

1 Allemagne de l’Ouest 4
2 Irlande du Nord 3
3 Tchécoslovaquie 3
4 Argentine 2

Groupe B

France 7-3 Paraguay
Yougoslavie 1-1 Ecosse
Yougoslavie 3-2 France
Paraguay 3-2 Ecosse
France 2-1 Ecosse
Yougoslavie 3-3 Paraguay

1 France 4
2 Yougoslavie 4
3 Paraguay 3
4 Ecosse 1

Groupe C

Suède 3-0 Mexique
Hongrie 1-1 Pays de Galles
Pays de Galles 1-1 Mexique
Suède 2-1 Hongrie
Suède 0-0 Pays de Galles
Hongrie 4-0 Mexique
Pays de Galles 2-1 Hongrie

1 Suède 5
2 Pays de Galles 3
3 Hongrie 3
4 Mexique 1

Groupe D

Brésil 3-0 Autriche
Angleterre 2-2 URSS
Brésil 0-0 Angleterre
URSS 2-0 Autriche
Angleterre 2-2 Autriche
Brésil 2-0 URSS
URSS 1-0 Angleterre

1 Brésil 5
2 URSS 3
3 Angleterre 3
4 Autriche 1

Quarts de finale

France 4-0 Irlande du Nord
Brésil 1-0 Pays de Galles
Suède 2-0 URSS
Allemagne de l’Ouest 1-0 Yougoslavie

Demi-finales

Brésil 5-2 France
Suède 3-1 Allemagne de l’Ouest

Finale pour la 3ème place

France 6-3 Allemagne de l’Ouest

FINALE

Brésil 5-2 Suède

Buts: Vava (9e, 32e), Pelé (55e, 90e) et Zagallo (67e) pour le Brésil
Liedholm (5e) et Simonsson (80e) pour la Suède.

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Chiffres

Nombre total de buts 1958 : 126

1er but de Pelé en coupe du monde à la 65 ' du 1/4 de finale Brésil-Pays de Galles (1-0) le jeudi 19 juin 1958 à Göteborg en Suède

Le plus jeune vainqueur de la coupe du monde est Pelé (Brésil) : 17 ans et 8 mois le dimanche 29 juin 1958 à Stockholm lors de la finale Brésil-Suède (5-2)

Le plus grand nombre de buts marqués en finale est de 7 le dimanche 29 juin 1958 à Stockholm, entre le Brésil et la Suède (5-2) : Vava (9' et 32'), Pelé (55' et 90'), Zagalo (68') pour le Brésil et N Liedholm (4'), A Simonsson (80') pour la Suède

Meilleur buteur de la coupe du monde 1958 en Suède : Just Fontaine (France) avec 13 buts (en une seule coupe du monde, record toujours en cours); pour ce fait d'armes, il s'est vu décerner un fusil

Meilleure attaque 1958 : France avec 23 buts


Dernière édition par wolfy le Dim 7 Nov 2010 09:27, édité 1 fois.

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