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 Sujet du message: QU'EST CE QUE LA CRISE ?
MessagePosté: Sam 21 Jan 2012 12:37 
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LA CRISE? DE QUOI PARLONS-NOUS,:

Il est bien plus difficile de changer une opinion et pire encore une croyance, que de conquérir la lune. La crise, le déficit, sont devenus comme « une évidence qui va de soit ». On ne remet pas plus en cause cette évidence qu’il s’agirait de douter de l’humidité de l’eau.
L’existence de la crise dans l’opinion est si ancrée que tous raisonnements contre son évidence. Toutes démonstrations sur l’inexistence du déficit national ne sauraient avoir la moindre audience.

L’opinion est politiquement orchestrée pour qu’il ne soit pas raisonnable de penser la crise comme une invention opportune. Médiatiquement, toutes thèses contraires à l’opinion sur la véracité de la crise sont quasiment interdites d’audience, pourtant ce ne sont pas les opinions d’experts économiques qui font défauts sur cette question.

Le propos qui suit est sensé simplement et logiquement, montrer ce qu'est véritablement la crise. Comprendre « la Crise » à l’envers de l’opinion commune, ce n'est pas du tout cuit.
Ce n'est pas à l'ignorance que se heurte la raison mais à la croyance. La croyance qui a pris le statut de la connaissance est l'obstacle à la raison le plus difficile à franchir.
Imaginez un instant avoir été convaincu que l’eau n’est plus humide… C’est pourtant ce qui se passe en économie quand on vous a convaincu qu’elle était en crise. Quand la croissance des déficits grandit avec la croissance des masses financières échangées, de quelle crise s’agit-il exactement ?

LA CRISE
La crise est un serpent de mer qui a le dos large. Elle est évoquée sans discontinuité depuis toujours, par toutes les politiques. Elle est l'alibi de tous les gouvernants au service de la sécurité des plus nantis car in-finé, personne n'est capable de concevoir la sécurité autrement qu'en valorisant tout azimut le principe de rétention, ce qui en terme d’échange et de rapports qui en sont issus, ne distingue en rien l’humanité de l’animalité. Les deux construisent leur sécurité par l’exercice de la rétention, seul « l’Humanité » peut concevoir la sécurité dans le partage et rendre politiquement économiquement et culturellement cette dialectique incontournable.

La crise est avant tout une crise de conscience. Une impossibilité de comprendre, un refus d'expliquer, un mensonge universel. La crise est avant tout une crise morale avant d’être une crise de modèle d'économie. Cette crise ne peut en aucun cas être synonyme d'une cessation de paiement si tant est que la cessation de paiement appliquée à une nation ait un sens.

En imagination, réduisons le champ économique à deux principes d'action: Le prêt et l'emprunt.
Soit une société constituée de deux acteurs: Une banque et un client. Si l'on prend un cliché instantané de la situation de l'échange entre eux, que constatons-nous? Nous constations que la banque est débitrice et le client est endetté. A ce sujet, de façon très concrète, ceci est l’exacte distribution des rôles entre l'état et les banques dès lors que les banques privées sont les pourvoyeurs du financement des états (financement public). Si l’on prend le cliché instantané de l’état de l’échange économique à l’échelle d’une nation, nous constatons bien entendu la même chose : Les banques sont toutes débitrices et les clients sont tous endettés.

Si l’on additionne les débits et les dettes, ce qui est une escroquerie politique et médiatique, nous déterminons un immense déficit. Dans le même temps, nous constatons une inflation de l’échange de capitaux et une ruine sociale du pays en question. Voilà comment une escroquerie universelle construit l’expression de l’endettement, et la nature de la crise.

LE DEFICIT
Le constat de "Déficit" vient seulement du fait que l'on examine la situation de l'échange avec un modèle (implicite, qui va de soit...) de l'économie de marché dans lequel les acteurs sont quittes à l'issue de l'échange. Cet échange apporte un avantage aux deux acteurs dans le sens où ce que l'un cède à l’autre à plus de valeur pour l'autre. C'est un échange Gagnant / Gagnant, dont le principe symétrique apporte à chacun une plus-value en même temps.

Ce principe qu'est la symétrie instantanée de la plus-value, signifie la croissance. La croissance est l’augmentation de la valeur à l’issue de chaque échange et de ce fait la valeur totale du réseau d’échange que constitue toute une société, grandi avec la densité des échanges.

FIN DE L'ECONOMIE MARCHANDE
Dans l'échange marchand, la monnaie n'est que l'expression de la valeur des objets ou services échangés. Par exemple, en terme de troc, si un cordonnier met 30 jours à fabriquer une paire de chaussure et un boulanger fait un pain par jour, une paire de chaussure vaut 30 pains. Sur cette base, peut s'établir une monnaie qui est l'étalon de l’échange. Pour obtenir sa paire de chaussure mensuelle, le boulanger reçoit de la part du cordonnier 1UV (unité de valeur) à chaque fois qu'il vient prendre un pain. A la fin du mois, le boulanger se rend chez le cordonnier et prend une paire de chaussure en lui rendant ses trente UV. Ainsi, après l'économie de troc, dans l'économie marchande, la monnaie est strictement une unité de mesure de l'échange. En changeant de poche, elle n'appartient ni à l'un ni à l'autre. Penser qu'elle est le fruit du travail ou d'un mérite quelconque procède d'une confusion mentale profonde. Dans l'économie de troc, la monnaie n'existe pas. Dans l'économie marchande, elle n'appartient à personne.

LA MONNAIE COMME OBJET D'ECHANGE
Quand l'économie marchande s'empare de la monnaie comme objet d'échange au même titre que des biens et des services, l'économie change radicalement de nature. Marchandiser la monnaie revient à mesurer la température du thermomètre, puis à piloter la température du thermomètre pour que la température du malade dans lequel il est planté varie en même temps que lui.

La monnaie est nécessaire dès lors où, ce qui s'échange ne relève pas du même temps (de consommation, de durée, de nécessité, d'élaboration etc...).
L'échange marchand est un perfectionnement du troc, rendu indispensable par la multiplication des biens des services et des distances. Ainsi dans l'échange marchand, le temps rend compte seulement de ce qui sépare les acteurs de la concrétisation de l'échange. Mais une fois l'échange réalisé, le temps de la plus-value est nul. L'échange marchand en terme de temps et de plus-value est parfaitement symétrique.

Si la monnaie devient un objet d'échange, Elle n'est plus un indicateur de l'échange mais fait l'objet d'une appropriation soumise à l'exigence morale de la rétention à fin de sécurité. Cependant, en échangeant de l'argent, aucune valeur ne s’ajoute par le fait de l’échange. 1€ échangé contre 1€ ne donne aucun avantage à personne.
Pour que l’échange de monnaie apporte un avantage aux auteurs de l’échange, il faut que cette monnaie engendre une plus-value pour les deux acteurs. Cela suppose que celui qui prête finisse par recevoir d’avantage que le montant prêté et celui qui emprunte restitue d’avantage que le montant emprunté en créant par conséquent de la plus value supplémentaire, à partir de rien.

Cette transaction avec de la monnaie comme objet d’échange possède un temps d'élaboration égal à zéro, n'apporte aucune plus-value aux acteurs au moment de l'échange et engendre une certitude de plus-value au préteur contre une incertitude de plus-value à l'emprunteur.

Lorsque la monnaie elle-même devient un objet d'échange, l'échange est dissymétrique.
La dissymétrie de l'échange avec la monnaie comme objet d'échange obligera toujours l'emprunteur à surévaluer la valeur réelle du bien ou du service qu'il veut échanger (qu'il met sur le marché), afin d’espérer au bout du temps gagner plus que ce qu'il a emprunté. Relativement à la valeur du bien ou du service financé par l’emprunt, la transaction Banque / Client, est toujours Gagnant / Perdant. Au final, le client de la banque est toujours l’ensemble de la collectivité (les consommateurs)

Nous comprenons à ce stade comment la marchandisation de la monnaie transforme radicalement l'équité de l'échange marchand et ouvre la voie à tous les déséquilibres économiques et politiques.

Par exemple, pour assurer leurs plus-values, les entreprises emprunteuses sont amenées à maintenir à flot la demande en produisant des objets rapidement obsolètes. La concurrence des prix entre les entreprises est un leurre exorbitant car toutes les entreprises sont condamnées à l'obsolescence croissante de leur produit ou à l'invention de besoins nouveaux. Ainsi la marchandisation de la monnaie transforme radicalement le paysage économique social, politique et moral.

L'ECONOMIE DE FLUX : LA CRISE MORALE
Lorsque l’objet d’échange n’est ni un bien ni un service, le modèle économique passe de "modèle d'échange marchand" à "modèle de flux". Puisque la plus-value est réalisée de façon asymétrique en différé au lieu que ce soit de façon symétrique en instantanée, l'économie n'est plus de marché, mais de flux
Le profit des acteurs qui échangent n'est plus lié à l'échange lui-même à l'issue duquel ils sont quittes, mais au temps. Ainsi dans l’économie de flux, l’échange se fait en différé et contrairement à l’économie marchande, les acteurs ne peuvent jamais être quittes.

L’économie de flux est bien réelle dès lors que l’argent s’achète et s’échange. Quand le profit issu du marché du capital dépasse le profit issu du marché du travail, l’économie n’est plus marchande mais de flux.
Ainsi, dans notre économie de flux, le rapport entre le marché de la finance et celui du travail se sont inversés. Après l’avoir concurrencé un temps, le marché du travail a été rattrapé par le marché de la finance et finalement alimente le marché de la finance. Alors que c’est le marché de la finance (puisqu’il existe) qui en dégageant des dividendes devrait alimenter le marché du travail.

Toute la question économique et politique se situe dans le réglage des rapports entre ces deux marchés. Le marché des biens et des services dont la plus-value est symétrique et le marché financier dont la plus-value est dissymétrique.

Mais hélas, ces deux marchés ne sont pas du tout identifiés comme tels dans le grand publique. La crise principale est bien de conscience, car si la distinction de ces marchés se réalise de façon formelle dans le grand publique, c'en est fait de la notion de « Crise », c'en est fait de l'idée du « déficit budgétaire » Les politiciens de tous bords se gardent bien de développer ce sujet de façon pédagogique car tous ont besoin de cette indistinction des marchés, pour maintenir l’existence de la «Sainte-Crise» dans l’opinion publique sans laquelle il serait impossible d’argumenter et de justifier la même politique d’austérité.

La crise est morale parce que la marchandisation de la monnaie impose la marchandisation de l'acte politique. De plus, tant que l’exercice du mandat politique sera synonyme de profits (très important) les hommes politiques n'auront de cesse que de maintenir la population dans l’ignorance pour garder leur siège lucratif.

PRINCIPE ECONOMIQUE DE CRISE DANS L’ECONOMIE DE FLUX
La mutation du poids des profits à l'avantage du capital doit nous obliger à une refonte complète du modèle économique. La réalité de l'économie est une réalité de profit par les flux financiers et non par l'échange de biens et de services. Lorsque dans cette réalité économique de flux il existe des déficits, c'est un signe de richesse. Dans l'économie de flux, « déficit » signifie qu’il existe d’autant plus d'argent à échanger (qui est prélevé sur le dos des travailleurs), qu'ils sont importants.

Si l’on regarde la réalité de l’échange dans l’économie de flux avec le modèle traditionnel de l'échange marchand, tout le monde est à découvert comme le banquier et son client dans une société réduite pour l’expérience imaginaire à ces deux acteurs.

De ce fait, découle une vraie crise qui est avant tout une crise de modèle car le modèle de l'économie de marché n'est pas adéquat à comprendre la réalité de l'économie de flux. La crise est aussi culturelle car l'idée d'un découvert bancaire national constitue le fond conceptuel de l'économie à toutes les échelles de la société. C'est une crise politique parce qu'il n'existe aucune politique qui ne soit conditionnée à ce concept et aussi parce qu'aucun parti politique ne s'engage sur la voie de l’éclaircissement économique.

L'aveuglement de nos dirigeants est bien orchestré par leurs intérêts partisans. Et personne n'ose expliquer qu'il n'existe pas de déficit. Par exemple, il suffit de faire le ratio du PIB par mètres carrés ou par habitants et comparer une année sur l'autre pour se rendre compte sans la moindre ambiguïté que la richesse globale augmente fortement.

On comprend bien maintenant pourquoi la masse salariale est perçue comme un coût au lieu d’être un objectif.
Pourtant, si la seule façon d'avoir droit à l'existence est de travailler et que le travail actuellement déployé répond aux besoins et que compte tenu du niveau de pouvoir d'achat, il n'est plus possible d'inventer de nouveaux besoins, alors il faut partager le travail.

Si on ne le fait pas, alors que la productivité répond à tous les besoins y compris dans l’obsolescence des biens et leur inutilité, il faut donner aux gens de quoi vivre sans conditions au lieu de les convaincre qu’ils sont des inutiles incasables. Il est temps de se dégager de la collusion de principe entre le « travail, l’emploi et la ressource ». Cette collusion ne peut plus et ne dois plus être un hydre à trois têtes quand l’économie réelle est d’abondance. (…).

Le devoir de la nation est de répondre aux besoins des citoyens partout où ce besoin est collectif, et de le servir. Mais si certains veulent plus que les autres, pourquoi pas ! Ce n'est pas interdit, à conditions que l'essentiel et le minimum superflu soit assuré pour TOUT le monde en toutes circonstances. Il s'agit des ressources, de l'habitat, des soins de l'éducation et de la justice.

MUTATION DU CHAMP DE REFORMES
Le marché du capital est un système d'échange dont l’objet est la monnaie au lieu que ce soit un bien de consommation ou un service. La différence de régime fiscal entre ces deux marchés pourtant structurellement identiques est indispensable pour alimenter la notion de crise dont la culture est la condition essentielle pour assurer la croissance des profits du capital.
Pour rétablir l'équilibre économique il convient de taxer l'échange marchand et l'échange financier au même niveau, et d’imposer le marché du capital comme est imposé le marché du travail ou le contraire(...). C'est ce qui s’appellerait l'équité, au nom par exemple de la solidarité en temps de crise...
LA RESSOURCE
L’égalité de traitement de ces deux marchés aura pour effet de mettre un terme au déficit du marché du travail, et d’éloigner le marché financier de la spéculation. Le marché financier s’auto-alimente sur les profits du travail par le truchement de l’appareil politique et législatif jusqu’au point d’initier les lois qui l’encadre. C’est la une dérive totalitaire de l’état que de laisser un groupe d’intérêt privé dicter la loi de tous (...)

Par cette scission bien comprise des champs de l'économie, en notre société réellement d’abondance si les fruits de son travail n’étaient pas captés par le capital, la ressource pourra, être assurée pour tous. Un retour au RMI POUR TOUS, travail ou pas travail, augmenté pour ceux qui ne travail pas, sans conditions, est indispensable aujourd’hui.

LE LOGEMENT
Il faut prendre des mesures pour le logement. Il n'est plus acceptable de refuser l’endettement à l'achat immobilier par défaut d'apport. Comment obliger une personne à payer un loyer à vie de 800€ et dans le même temps lui refuser un emprunt immobilier amorti à 650€.

Le choix locatif devrait constituer un coût bien plus bas que la propriété privée. Or ce n’est pas le cas. Ce fait est suffisant pour attester de la préférence des pouvoirs publics pour privilégier les propriétaires de parc locatifs privés au détriment des citoyens. L’état a choisi de confier à des intérêts privés la gestion des collectivités. Pourtant si l’état honorait ses devoirs envers les citoyens en matière d’offres de logement, il est démontrable qu’un parc locatif public est moins onéreux pour le contribuable qu’un parc locatif privé. Il est vrai qu’un parc locatif public accessible à la propriété, ferait « chuter » les prix des loyers et par conséquent de l’immobilier, et de ce fait, rapporterait bien moins aux propriétaires.

Les syndics de copropriété sont des organismes privés qui ont intérêts à exploiter les copropriétaires à leur profit, et ne s'en privent pas. Or, les groupes de citoyens propriétaires de leur logement constituent une collectivité parfois très grande. Comment accepter qu'un collectif de citoyen soit jeté en pâture à des agences de gestion privée? Autant faire un gouvernement privé pour gérer l'ensemble du collectif des citoyens du territoire, ce qui revient, comble d'aberration à assimiler un gouvernement à une entreprise géante et totalitaire comme finalité de l'économie libérale.

Il est impératif de mettre un terme à cette incohérence coupable en confiant la gestion de toute collectivité à l'administration.

L’accès au logement impose que l’État mette la main au portefeuille. Ce serait un investissement qui garanti la paix sociale, la sécurité, et le développement territorial. Loger les gens est de l’ordre du devoir régalien de l’État. Ou alors, que l’État qui confisque tous les territoires sans rien offrir en échange en terme de sécurité, donne son indépendance aux citoyens qui le demandent.

ACCES AUX SOINS POUR TOUS
Il faut simplifier le financement de la sécurité sociale en prélevant directement sur l'activité des entreprises et rien d'autre.
En effet si le tandem entreprises / État fait baisser la masse salariale pour des raisons de concurrence par exemple, On comprend bien que la sécu n'est plus assez financée Alors, on crée un impôt de plus, la CSG un statut de plus, la CMU, etc.. Cette dérive bureaucratique est à la fois inefficace, hypocrite et représente un coup non négligeable.

La priorité de la sécu est au soin gratuit pour tous sans distinctions. Il faut donc changer le financement de la sécu et se débarrasser de tout l'arsenal qui limite l'accès aux soins. Il convient aussi, et ce point est très important, de plafonner le profit des laboratoires au lieu de limiter l'accès aux soins pour « contrôler » le trou de la sécu.

L'EDUCATION
L’éducation est un droit universel pour tous citoyens et un devoir là aussi régalien de l’État. Le besoin d’éducation et de formation dans tous les domaines grandit avec la modernité. Or, c’est au contraire à un ralentissement de la performance de formation que nous assistons en y consacrant de très gros moyens.
La politique éducative est comme l’arbre qui cache la forêt. Les moyens déployés sont l’alibi du vrai projet de « dés-culturation » des citoyens Cette politique ne s’explique que par l’orientation de principe, toujours croissante, de l’austérité dans tous les domaines.

Avec bien moins de moyens, il est possible de faire mieux. Ouvrir des cessions de formation dans un rapport initiateur à initié (et non maître-élève) en proposant par exemple à des professionnels de partager leur temps de travail entre production et tutorat sur le terrain à salaire constant. Quand l'école n'est plus capable d'accueillir une population de jeunes, les jeunes que l'école à exclu pourrait y retourner à temps partiel en donnant du sens à la matière scolaire.

La formation doit être un droit ouvert à tous toute la vie durant. Elle doit être financée sur le temps de travail à salaire constant, par l’état et l’entreprise, ce qui aurait l’avantage de diminuer le temps de travail tout en augmentant le temps de formation. Ce serait aussi une façon de soulager la pénibilité du travail, et de partager ce dit travail là où autrement il y aurait licenciement technique, potentiel.
Tout temps de formation doit ouvrir droit au calcul de la retraite.


LA JUSTICE
La lenteur de la justice est devenue si grande que les délais valent absence de justice. L’administration de la justice, autant que le corps des magistrats manquent cruellement de moyens et de personnels à un point que nul ne soupçonnent. (…)
La paupérisation de la justice va de paire avec le projet de société mené par la politique actuelle En effet, on ne peut pas laisser se développer l'efficacité de la justice et en même temps orchestrer l’insécurité dans tous les domaines sensibles de la vie des citoyens, à savoir : La ressource, l’habitat, l’éducation. La peur du lendemain qui jadis s’adressait à la génération suivante, est devenue maintenant la peur du quotidien.

L’expression la plus manifeste de la politique de la terreur est la question du droit de circuler en voiture. Œuvrer à l’habituation des citoyens à la peur au quotidien dans une inflation de la répression, est le fondement de la politique actuelle. Cette politique se cristallise sur la route mais elle doit être perçue comme le paradigme majeur qui préside aux politiques dans tous les domaines.

Dans notre modernité, le permis de conduire est un permis de vivre. Cette question n’est plus confiée aujourd’hui à des Juges mais à des Machines Automatiques.

La gestion des flux, qu’ils soient économiques ou de toutes autres natures est le champ d’expression du politique. Les politiques appliquées à la gestion du flux économique ou du flux routier ne sont que deux déclinaisons singulières du même fondement politique à l’envers de « l’éthique politique s’il en existait une »..

Au ralentissement des moyens de justice succédera à coup sur la remise en cause de son indépendance si l’on n'y prend pas garde. De moins pire en moins pire, on arrivera inéluctablement au pire. C’est pourquoi il est très important pour aujourd’hui et pour demain de s’engager sur une voie radicalement hostile à toutes les politiques de la terreur quels que soient les arguments qui les justifieraient.


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