Ecce Soral !
Du Soral en pleine forme, on passe un excellent moment :
Dans la première vidéo au-dessus il fait référence à la critique d'Alain de Benoist sur son livre Comprendre L'Empire. Je vous met le passage, tiré de la revue élément :
"Un livre sympathique. Assez mal fichu au demeurant, partant dans tous les sens, mêlant constamment considérations historiques et références à la politique politicienne1 la plus triviale, avec au passage quelques contresens étonnant (en p22-21) , Carl Schmitt est cité comme admirateur de la théorie de la "guerre juste", dont il n'a au contraire cessé de dénoncer le retour en y voyant la matrice de la guerre totale), mais sympathique quand même. Au-delà de ses propos éruptifs, volcaniques, et parfois obsessionnels, Alain Soral a en effet le grand mérite d'avoir compris qu'à notre époque l’unique vrai clivage est celui qui oppose les adversaires et les soutiens des puissances d'argent. D’où cet essai de récapitulation d'un parcours "allant de la Tradition au marxisme et du marxisme à la Tradition qui seul permet la mise à jour du processus de domination oligarchique engagé depuis plus de deux siècles en Occident".
Du caractère obsolète du clivage droite-gauche, Soral prend parti pour une "jonction populiste du prolétariat et de la classe moyenne " inspirée de Proudhon, c'est-à-dire, selon la formule qui lui est chère, pour l'union de la "gauche du travail" (mais l'idéologie du travail ne mérite-t-elle pas d'être critiquée elle aussi? et de la "droite des valeurs " (mais lesquelles?). Le "luttisme de la classe" est dénoncé au passage, en référence à Péguy. L'avenir de l'islam en France est résumé d'une formule : "Musulmans patriotes contre islamo-racailles ". L'auteur conclut sur une alternative - "gouvernance mondiale ou révolte des nations " - qui explique sans doute le choix (contestable) du mot "Empire" pour qualifier l'ennemi.
"
Dans la deuxième vidéo, je vous conseille de sauter à partir de 34 minutes: hilarant, avec le recul.